Lycos propose à 34 salariés de travailler en Arménie pour 300 à 500 euros
La société a également proposé des postes de reclassement en Allemagne, a indiqué M. Chereau.
"J'imagine que la vie est moins chère là-bas, [en Arménie]. Dans les mesures d'application, il y a une aide au logement et au transport. Mais au bout de huit mois, vous vous retrouvez avec un salaire entre 300 et 500 euros, selon votre grade. Si vous voulez revenir en France, vous ne pouvez pas", a-t-il ajouté.
La proposition porte sur des développeurs, "! capables de créer un programme" et qui gagnent en France "entre 2 000 et 3 500 euros par mois", selon M. Chereau.
"ON PENSAIT ÊTRE TRANQUILLES"
"Lycos a racheté il y a deux ans une boîte de développeurs" en Arménie "qui jusqu'à présent faisait du petit développement pour la société, comme assurer la maintenance ou développer des petites applications, alors qu'en France on développait des solutions mails", a-t-il expliqué.
C'est dans cette société arménienne que Lycos "entend délocaliser ses salariés". Récemment, la proposition d'une entreprise française (la SEM Suhner, à Schirmeck, dans le Bas-Rhin, spécialisée dans la fabrication de bobines électriques) de reclasser neuf de ses employés licenciés en Roumanie pour un salaire de 110 euros par mois avait fait scandale en France, en pleine campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel européen du 29 mai.
En France, le salaire minimum est d'enviro! n 1 300 euros pour un travail hebdomadaire de 35 heures. "I! l y a un an et demi, la direction a demandé à renégocier les 35 heures. On a appliqué les nouveaux accords et perdu onze jours de RTT sur vingt-trois. On pensait être tranquilles. Et au bout de six mois, ils reviennent vers nous en disant que l'on supprime 75 postes sur 109", a poursuivi Jean-Michel Chereau, précisant que ces suppressions concernent notamment "le mail, les services généraux et la comptabilité".