Un traité imparfait - Les bons arguments des tenants du non
Lincapacité de lUnion à sopposer au dumping fiscal est une réalité vivace, surtout depuis le dernier élargissement : pourquoi navoir pas évoqué la nécessité de faire converger par exemple limpôt sur les sociétés, comme la TVA?
La persistance à donner à la Banque centrale européenne uniquement des objectifs de stabilité des prix et non de croissance pour toute léconomie. Cette attitude va à linverse de ce qui est demandé à la Réserve fédérale américaine, ou des objectifs que se donne lUnion dans son ensemble.
Lacceptation de la domination militaire américaine qui se lit de fait dans le traité, puisquil est fait largement mention de lOtan dans plusieurs articles.
Un certain angélisme en refusant de voir la concurrence dans laquelle vont vivre le président de la Commission, le président du Conseil et même le ministre des Affaires étrangères, ces deux derniers nommés pour deux ans et demi renouvelables. Cest ce travers que fustige Max Gallo, lhistorien opposant au traité, qui évoque avec justesse les risques de « cohabitation au cube » entre ces trois hommes-là. Quand on voit lénergie dépensée en vain par le couple franco-allemand pour nommer le patron dAirbus, après sêtre disputé sur les deux coprésidents dEADS, cette réticence est très compréhensible.
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